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Ludovic Lavoix, une passion qui prend racine
Responsable du service Environnement, Voirie et Parc automobile de la Ville, Ludovic Lavoix veille depuis 17 ans sur le visage végétal de Chanteloup-les-Vignes. Rencontre avec un passionné qui a fait de la nature en ville uneaffaire de bon sens et d’équipe. Portrait.
On le croise rarement assis derrière un bureau. Ludovic Lavoix passe le plus clair de son temps à arpenter Chanteloup, un œil sur les massifs, l’autre sur la chaussée. Une fissure sur un trottoir, un nid-de-poule sur une voie, une taille d’arbustes à vérifier dans une cour d’école : rien n’échappe à ce responsable touche-à-tout, arrivé en mairie en janvier 2008. À la tête d’un périmètre large, il coordonne au quotidien les entreprises prestataires qui interviennent sur les espaces verts, le nettoyage des parcs et des écoles, ou encore l’entretien du parc automobile de la commune. « Le matin, je commence par les mails et les urgences, puis je fais le tour de la ville pour vérifier que les prestations ont bien été réalisées. Avec 45 sites à suivre, on ne s’ennuie pas », sourit-il.
Trente ans de passion pour le végétal
C’est en 1992 que Ludovic entre pour la première fois dans un service espaces verts,
à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Suivront Gennevilliers, Fourqueux et Beaumont-sur- Oise, avant son arrivée à Chanteloup-les- Vignes comme responsable des espaces verts. À Fourqueux, il décroche même la première place du concours des Villages fleuris en 2005, sur le thème Jules-Verne. Un souvenir qu’il évoque avec fierté. Au fil des années, ses missions s’élargissent : la voirie, le parc automobile et l’environnement au sens large viennent compléter son périmètre. « C’est vaste et diversifié. Tout est intéressant parce que ça permet d’évoluer, d’acquérir de nouvelles connaissances. »
Du « tape-à-l’oeil » au durable
En trois décennies de métier, le responsable du service environnement a vu la profession se métamorphoser. « Quand j’ai commencé, on refaisait des grands parcs en gazon de placage tous les ans. C’était spectaculaire, mais ce n’était pas du tout écologique, et il fallait des moyens importants », se souvient-il. À Chanteloup, sa philosophie est tout autre : moins de fleurs annuelles, plus de plantes vivaces capables de résister à la sécheresse et aux fortes chaleurs. La fin du recours aux produits phytosanitaires, qu’il avait anticipée avec l’équipe municipale bien avant la réglementation, a marqué un autre tournant. Les allées du cimetière nouveau, autrefois en gravillons, ont été enherbées. Les graviers, eux, n’ont pas été jetés : ils ont retrouvé une seconde vie sur un parking derrière le complexe sportif David-Douillet. « C’est plus durable, souligne Ludovic Lavoix. On gère avec la nature, pas contre elle. »
Repenser la ville, arbre après arbre
Sa marque de fabrique ? Une attention au détail qui change le quotidien. Sur les parkings Saint-Roch et des Ouches, dans les écoles ou au parc Champeau, ses équipes ont recours à une technique d’élagage bien précise : la remontée de couronne. Le principe ? Couper les branches basses perpendiculaires au tronc afin de rehausser la hauteur sous la première couronne et dégager l’espace au pied de l’arbre. Résultat : une meilleure visibilité au sol et de véritables zones d’ombre pour les usagers. Il explique : « Avant, dans le parc Champeau, les branches basses empêchaient les parents de voir leurs enfants jouer. Aujourd’hui, la vue est meilleure, et les familles peuvent profiter de la fraîcheur l’été. »
Le fauchage tardif, lui aussi, fait partie de ses outils. L’agent reconnaît avoir mis du temps à apprivoiser cette nouvelle méthode inscrite dans le cadre de la politique de transition écologique de la Ville : « Personnellement, j’étais habitué à l’espace tondu et “propre”. Aujourd’hui, je trouve que ça a son charme et que ça valorise nos espaces verts. » Côté projets, la rénovation du parvis de l’Hôtel de Ville a permis d’enterrer une cuve de récupération d’eau de plusieurs milliers de litres et d’installer un arrosage intégré dans les massifs.
Un travail d’équipe avec les Chantelouvais
Ludovic Lavoix aime à rappeler que les habitants font, eux aussi, partie de son équipe. « Les espaces verts, c’est un bien commun. Plus on est nombreux à en prendre soin, plus la ville en profite. » Optimiste pour la suite, il salue la prise de conscience collective autour des enjeux environnementaux : « Chacun met son grain de sable, témoigne-t-il. C’est un changement, il suffit de l’accompagner. » Une dynamique qui se traduit déjà dans les nouveaux projets d’aménagement de la commune, où la place du végétal prend systématiquement le pas sur le minéral. La preuve, pour lui, qu’à Chanteloup, la nature en ville a de beaux jours devant elle.
Mise à jour
11/05/2026